Aller au contenu . Aller au menu . Aller a la recherche

Blog me first

Calendrier

« mars 2008
lunmarmerjeuvensamdim
12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31

mercredi 19 mars 2008

Flexicurité

Notre si glamour Président de la République en avait fait l'un de ses slogans de campagne. La flexibilité suppliée par les patrons, la sécurité exigée par les syndicats. Entre les deux, aucun accord possible, mais ce mot, sensé réconcilier tout le monde. Ou pas.


Un argument phare autours de cette "flexicurité" est l'exemple anglo-saxon. Les travailleurs, nous dit-on, peuvent se faire licencier facilement, mais trouvent également du travail beaucoup plus facilement, ce qui rend le chômage plus court, et donc moins problématique pour eux, tout en laissant toute la flexibilité nécessaire aux employeurs. C'est ce qu'on voudrait en France ? Peu de gens, en fait, m'est avis, souhaitent cela. Ce besoin de flexibilité en France se heurte à un état d'esprit général : "un travail pour une vie".


Eh oui. Tout en constatant dans tous les manuels d'histoire la déception japonaise lorsqu'ils ont du réviser ce modèle, la majorité des Français reste enfermé dans cet idéal d'un emploi stable, pour la vie. Ce qui ne doit pas emplêcher une évolution de carière, des mutation possible (mais toujours choisies, jamais subies) ... Bref, dès qu'il s'agit de travail, le Français est un idéaliste. Dur d'accepter ne serait-ce qu'un peu plus de flexibilité dans ces conditions ...


Il existe cependant un compromis. Pas utilisé dans tous les métiers, le travail de "prestataire de service", ou "consultant". Officiellement, il s'agit, pour des "sociétés de conseil" (SSII), de donner leur avis sur une problématique dont l'entreprise client n'a pas les moyens (humains, technologique, ou connaissances) de chercher la solution. Le consultant est donc salarié de la SSII (en général en CDI), ne reçoit d'ordre que d'elle (charge au commercial de transmettre les directives et les souhaits du client au consultant) et n'a de comptes à rendre qu'à elle. Dans les faits, il s'agit rien de moins qu'une forme d'interim "de luxe" (puisque CDI, donc payé même en l'absence de mission) : les ordres viennent toujours du client et non de la hiérarchie au sein de la SSII, les congés sont acceptés ou refusés en fonction de l'avis du client, et très souvent, le consultant est considéré par le client comme un employé à part entière, l'évolution de carière en moins.


L'avantage de ce type de contrat, pour la société client, est évidement une grande flexibilité : le consultant n'est pas un employé, mais une ressource, un peu comme du matériel de location. La mission peut donc prendre fin à tout moment, et l'arrivée d'un consultant peut être très rapide. Vous avez dit flexibilité ? L'inconvénient, c'est évidement le coût, puisqu'il faut bien payer les commerciaux, patrons et services administratifs de la SSII (plus ses bénéfices, bien sur). Mais étant donné l'essor des sociétés de service, on est en droit de penser que c'est un prix que les entreprises sont prêtes à payer ...

Absence prolongée

Après plusieurs mois de silence, du à une recherche d'emploi relativement active, je suis de retour. En espérant trouver des sujets intéressants sur lesquels donner un avis. Avec, pourquoi pas, une section "technique" pouvant traiter de physique en générale, ou plus particulièrement d'électronique de puissance, électrotechnique, contrôle-commande ...


Amis lecteurs, n'hésitez pas à me donner votre avis sur la question.

samedi 22 septembre 2007

Démagogie de droite, démagogie de gauche

Dans différents articles du monde, on peut lire les réactions de différents politiques (de gauche) sur l'interview de Nicolas Sarkozy, jeudi soir. Différents membres du PS, le PCF, et la LCR, notamment. Ici, la LCR nous dit :

[Nicolas Sarkozy] s'est livré à un grand numéro de charme et de démagogie
Eh bien ... certes. Et alors ? Tout ce qu'ils disent à son sujet en est également, même si elle ne s'adresse pas au même public. Soyons honnête quand on lit cette autre déclaration :
toutes les mesures qu'il a annoncées visent à promouvoir les intérêts et les exigences du patronat et des plus riches, au détriment des salariés et des couches populaires.
Peut-on penser une seconde que ce manichéisme est autre chose que de la démagogie ? Allons, un peu de sérieux ! En France, un patron gagne en moyenne 4500€/mois, et les "grands patrons" tirent fortement la moyenne vers le haut. Dénoncer ainsi le patronat, c'est oublier que le boulanger en bas de la rue, le cordonnier de la rue piétonne ou encore l'accordeur de pianos aveugle sont également patrons, patrons de leur propre entreprise, souvent une entreprise d'une seule personne, ou peu s'en faut. C'est oublier aussi que ce sont ces entreprises, les PME, qui embauchent le plus, qui ont le plus d'employés. C'est oublier aussi que ces patrons là aussi payent des cotisations sociales lourdes qui les limitent dans leur développement. Mais une phrase bien sentie, dégoulinante de démagogie, est tellement plus efficace que d'essayer d'expliquer que la situation est compliquée et que le monde n'est pas simplement divisé entre les méchants (les riches, le patronat) et les gentils (les pauvres, les salariés).



Dans le même article, le PCF nous assène le même genre de banalités :

[l'interview était] assez laborieuse, pour vanter les "mérites" de l'équipe gouvernementale
Eh bien oui, il vante les mérites du gouvernement. Mais a-t-on déjà entendu un président dire "mon ministre est un nul, mais c'est mon pote alors il reste" ? Rappelons tout de même que, depuis qu'il est candidat aux présidentielles, notre président n'a cessé d'être diabolisé, attaqué sur tous les plans, politique, personnel, familial. Aujourd'hui encore, sa politique n'est même pas jugé inutile par l'opposition, mais carrément néfaste, contraire à tous les principes démocratiques, ou que sais-je encore. Eh bien quoi, n'aurait-il pas le droit de se défendre ? On ne s'attardera pas sur leur attaque sur la politique sociale du président :
son entreprise de démolition des garanties fondamentales du droit du travail et de la protection sociale
Il n'y a rien à dire à ce sujet : pour le PCF (le même la gauche en général), toucher au code du travail ou au droit social, c'est forcément Mal (avec un grand M), une hérésie, un blasphème, un sacrilège, et une tentative d'établir une oligarchie patronale (tout en oubliant qui sont les patrons de France, tout comme la LCR ...). Bref, rien de nouveau sous le soleil de la démagogie de gauche ...



Enfin, vient la réaction de François Hollande. Quel bel exercice de démagogie. On peut lire :

Parce que Nicolas Sarkozy n'est pas au pouvoir depuis cinq ans et cinq mois ?
Ah, la belle affaire. Déjà, pendant 5 ans, il a été ministre, pas président. Et si le président décide de la politique générale du pays, le ministre ne s'occupe que d'un petit morceau, tout en rentrant plus dans les détails. Mais peu importe, pour le PS, il était là, il est coupable, et est donc responsable des attentats, de l'immigration, de la dette, de la politique extérieure, de la guerre en Iraq ... et, bizarrement, il est l'unique responsable de la débâcle actuelle du PS. Pourtant, le premier secrétaire du parti était là, lui aussi. Etrange qu'il n'applique pas le même raisonnement à son propre cas, non ?



On peut également lire de sa part :

Il dit : "2007, ce n'est pas moi". (...) 2007, c'est pas lui, 2008, ce n'est pas encore lui (...) et peut-être qu'en 2009, il acceptera de rendre des comptes sur ses résultats économiques
Il ne parle plus, il vomit sa démagogie. Peut-être un jour nous expliquera-t-il comment une loi sensée relancer l'économie votée il y a quelques mois, ayant des décrets d'application depuis quelques semaines, peut avoir le moindre effet notable sur le porte-monnaie du contribuable ? Parce que celui-ci croit à un "pacte présidentiel" peut-être ? La belle affaire !



Peut-être est-ce parce qu'elle ne sait plus comment occuper son temps, ou qu'elle se sent inutile, que la gauche a fait de la démagogie une activité à temps plein. Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : je suis loin d'être d'accord avec l'ensemble de la politique du président (loin de là, même), mais ce genre d'exercice de critique systématique et destructive m'énerve plus que tous les désaccords que je pourrais avoir avec la politique du gouvernement.

mercredi 19 septembre 2007

Devin Townsend - Ziltoid the Omniscient

Certains connaissent l'affection toute particulière que j'ai pour ce grand artiste qu'est Devin Townsend. Presque 15 ans après son premier enregistrement (sur Sex & Religion, de Steve Vai), le bougre a eu une carrière fournie, sur laquelle je reviendrais peut-être une autre fois. Toujours est-il qu'il annonçait, il y a un peu plus d'un an, qu'il prendrait une année sabbatique pour se consacrer à sa famille. Bien. Bilan de l'année : trois albums, un avec Strapping Young Lad et deux seul. Parmis ces derniers, celui qui m'intéresse aujourd'hui : Ziltoid the Omniscient.


Une pochette un peu étrange, onze titres, il n'en faut pas plus au Maitre pour nous présenter un concept album complètement délirant (pour ne pas changer ses bonnes habitudes). Au programme, un espèce de melting pot de ce qu'il a pu faire de mieux auparavant : des chansons atmosphériques aux faux airs de Terria, certaines épiques comme à la belle époque d'Ocean Machine, d'autres encore aux sonorités étrange qui ne sont pas sans rappeler Infinity, et bien sur, un peu de "force brute" façon Strapping Young Lad. Assez étonnement, le tout reste très cohérent, et d'une grande qualité. Quant à l'histoire, elle est aussi délirante que la musique. Elle parle d'une créature, Ziltoid l'Omniscient, qui, après avoir gouté un mauvais café, décide de détruire la Terre. Il devra, pour cela, s'opposer à Cap'tain Spectacular. Après de nombreuses aventures, on finira par apprendre que tout ceci n'était que le fruit de l'imagination d'un employé de Starbuck's (ou équivalent) rêvassant pendant son travail.


Bref, en deux mots, j'adore cet album qui est assurément l'oeuvre d'un Devin Townsend en pleine forme. On regrettera simplement qu'il l'ai enregistré intégralement seul, en utilisant des percussions électroniques programmées. Les lignes de batetrie auraient beaucoup gagné à être jouées par un professionnel.

lundi 17 septembre 2007

Ghost Rider

On devrait commencer à se méfier des films dont on voit la pub pour le DVD à la TV. Il s'agit (presque) toujours de films qui n'ont pas ou peu marché au cinéma, soit parce qu'ils sont un peu "hors norme", "ésotériques", soit parce qu'il sont simplement très mauvais. En l'occurence, en ce qui concerne Ghost Rider, on est très clairement dans le second cas ...


A l'affiche, pourtant, un grand nom, Nicolas Cage. Personnellement, je le trouve très mauvais, mais peut-être que je n'ai pas vu les films qui le mettent le plus en valeur. Toujours est-il que certains l'apprécient, alors. Alors dans un wannabe-blockbuster, pourquoi pas ? Et en fait, vraiment pas. Ne nous attardons pas sur le premier tiers du film, sensé être introductif, pour nous montrer l'absence de la personnalité du héro, et les raisons qui vont faire d'un simple biker le Ghost Rider, l'homme de main du diable en personne. Ne nous attardons pas non plus sur le diable, justement, personnage ridicule s'il en est. Citons juste en passant le "méchant" du film, le fils du diable, qui veut devenir calife à la place du calife, et ses trois sbires, véritables caricatures ambulantes. Et n'oublions pas le Ghost Rider, une fois transformé, une espèce de squelette ridicule entourré de flammes, sans aucune classe ni prestance, incapable d'aligner deux mots (en fait, il ne sait dire que "innocent" ou "coupable ...)


Bref, une fois qu'on a retiré les personnages, que reste-t-il ? Pour tout dire, pas grand chose. Des scènes de combat qui durent 60 secondes chrono, durant lesquelles le héro se prend très exactement 2 coups de la part d'un vilain, réfléchit, trouve son point faible, et le tue d'une claque en moins de temps qu'il n'en faut pour dire anticonstitutionnnellement. Des courses en moto, où le héro, non content de laisser une longue trainée de flammes sur la route (très discret, comme ça, les flics on juste à suivre la trace de bitume fondu pour savoir qui est le Ghost Rider dans la "vraie vie" ... enfin, si ils étaient assez malin pour y penser, bien sur), en profite pour faire exploser toutes les voitures garrés sur son trajet (toujours très discret) on se demande bien comment ... Enfin, l'histoire est d'une banalité affligeante, prévisible une heure à l'avance ...


Tout ça, bien sur, c'est sans parler des souvenirs que ce film n'a cessé d'évoquer tout du long. Et pas les meilleurs souvenirs, d'ailleurs, puisqu'il s'agissait, déjà, d'une adaptation de comics ratée (peut être même la plus massacrée des adaptations de comics, d'ailleurs), j'ai nommé ... Spawn, mais avec l'originalité et la prestance du personnage principal en moins. Et, il faut le reconnaitre, un peu mieux au niveau des effets spéciaux (mais enfin, de ce côté là, pas dur de faire mieux ...).


Bref, au final, je n'ai même pas tenu jusqu'au bout, la fatigue (et la nullité du film) m'a achevé. Lorsque j'ai arrété, j'hésitais entre deux fins possible. Lorsque je le terminerais, je confirmerais (ou non) la prévisiblité totale du scénario. En attendant, je décommande la vision du film, sauf amateurs de nanards très motivés, en groupe, et de préférence imbibés d'un minimum d'alcool ...