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dimanche 26 août 2007

Hellraiser

En parcourant les magasins de vente d'occasion, notamment au Japon (dieu sait si ils sont nombreux là bas !), je suis tombé plusieurs fois sur ces drôles de pochettes avec un genre d'acuponcteur dessus. Etrange, me dis-je, il faudra que je regarde à l'occasion ce que ça donne ...


  • L'idée de base (Hellraiser 1 à 4)

Je vous vois déjà venir : si il faut 4 films pour présenter une idée de base ... ça doit vraiment être a chier. Bon, là, vous êtes franchement médisants. Ces 4 premiers films sont de gros nanards gores, dans la famille "variation sur un même thème". L'intrigue de base : un personnage blasé qui croit avoir testé tous les plaisirs que peut offrir ce bas monde tripatouille un genre de rubix-cube, et ainsi ouvre une porte vers l'enfer (où vit le fameux acuponcteur). S'ensuit alors une fuite éffreinée pour un autre personnage (très gentil, lui, et qui n'a rien demandé à personne de préférence) qui essaye de sauver son âme et d'échapper à notre ami Pinehead (car c'est le nom de l'acuponcteur) et à ses petits camarades, arborant eux aussi moult objets pointus joyeusement plantés dans leur visage ou d'autres parties de leur anatomie et dont manifestement ils se foutent.


Bon, franchement, ceux là, c'est du nanards, du gros, du lourd. L'histoire n'est qu'un prétexte pour montrer du gore, avec plein d'effets spéciaux photoshop fluo, un jeu d'acteur ... en fait, peut-on vraiment parler d'acteurs ? Bref, amateurs exclusivement.


  • Le concept avancé (Hellraiser 5 à 8)

On change radicalement de style. De nanards gores et inregardable sauf pour des amateurs du genre, on passe à des films d'ambiance vraiment intéressants. Le gore est toujours présent, bien sur, mais bien mieux dosé. Moins d'effets spéciaux, mais adieu photoshop. Au revoir, aussi, les écorchés (enfin, sauf l'ami acuponcteur, l'icône de la série, mais après tout, c'était loin d'être le plus dégueu à regarder), sauf peut-être dans les quelques dernières minutes du film, et encore ...


Les atouts de ces films (qui méritent vraiment le détour) sont l'ambiance et l'histoire qui n'est certes pas très riche, mais est parfaitement adaptée à l'objectif du film. On obtient donc une sorte de polard très sombre, avec une ambiance très glauque et pesante, et dans lequel se mélange l'étrange et le surnaturel. Certes, un peu de gore, mais servant l'ambiance (et non plus une fin en soi comme au début).


Le "concept avancé" de qui émerge, ce n'est pas la maintenant-très-classique portail vers l'enfer, mais l'idée que le monde dans lequel on vit est l'enfer. D'où l'absence de créatures bizarres, à l'exception de Pinehead qui se pose en une sorte de conscience du personnage principal, conscience qui est là pour lui montrer qu'il est le seul responsable des malheurs qui l'accablent et qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. L'acuponcteur n'est plus un "tortureur", mais moralisateur.


Pour ce qui est de la qualité, elle est relativement variable. Si le 5 et le 6 lance et exploitent plutôt bien ce nouveau concept, les deux suivant sont de qualité nettement plus douteuse, le 7 du fait de l'importance (trop grande à mon gout) du surnaturel et de la "bancalité" de l'histoire, le 8 par son côté "teen movie". Mais encore une fois, on n'est plus du tout dans le registre des quatre premiers, nanards officiels s'il en est.

mardi 21 août 2007

Planet Terror, a Grindhouse Film

Et voilà le second opus de Grindhouse, a double Feature sorti en France, pour le plus grand bonheur des uns et des autres. Made in Rodriguez, ce second film reprend le même thème que le premier, à savoir les vieux films de série B. Après le Deathproof de Tarantino, lent à démarer mais jouissif sur la fin, Planet Terror parait plus équilibré et plus accessible, ou du moins, avec des références plus évidentes.


Passons rapidement sur le scénario. Un produit toxique qui fabrique des "zombies" s'échappe d'une installation militaite, un groupe de personne essaye de survivre aux assauts des "contaminés" ... bref, un grand classique. Mais peu importe, car ce n'est pas ça qu'on est venus voir ! Car ils s'agit, rappelons le, d'un homage à un certain type de films. Et que s'attend-t-on à trouver dans ces films ? Il y a, bien sur, une scène de sexe, indispensable. Ensuite, de l'humour de bas étage, des situations absurdes, du gore, plein de gens qui meurent, des explosions, des héros qui évitent les coups et les balles tout en massacrant les méchants. Et bien sur, des monstres affreux.


Disons le franchement, ce film est jusqu'auboutiste. J'ai rarement vu de nanard aussi assumé, aussi volontairement décallé. Du nanard, certes, mais du bon, du vrai, du lourd, et qui, étant conçu comme tel, ne peut que plaire aux fans du genre. Et je crois que j'ai rarement entendu une salle aussi hilare, pas même pour des films "drôles". Bien sur, on me dira que pour apprécier ce film (et en rire), il faut être amateur du genre, avoir la culture du genre. Certes, mais comme tout autre film, n'est-ce pas ? Les amateurs de cinéma-nombriliste-et-prise-de-tête français ne sont pas les fans de Michaël Bay.


Bref, pour conclure, je dirais que, pour tout amateur de film gore/zombie/nanard, il est indispensable de courir dans votre cinéma favori pour voir (en VO, of course) le bijou, cette merveille, ce monument du genre qui, une fois de plus, montre que Rodriguez est un Grand.

lundi 6 août 2007

Des dépenses personnelles du Président de la République

Pas encore élu, il était déjà diabolisé. Au pouvoir, chaque geste, chaque mot, même dans sa vie privée, même n'étant pas lié à lui, est sujet à polémique. L'opposition serait-elle à cours d'idées ?


Qu'on me comprenne bien, je ne suis pas un partisan, un inconditionnel de notre Président de la République, et je ne suis "heureux" de son élection que dans la mesure ou il constitue un "moindre mal" comparé à l'autre finaliste des élections. Mais plus le temps passe, et plus "l'opposition" tombe bas dans la critique.


Avant son élection, et jusqu'aux législatives, on lui reprochait de faire des promesses intenables, puis de ne pas tenir ses promesses. Ses promesses faisaient horreur au PS, pourquoi ne se réjouissaient-ils pas ? Car maintenant, la critique vise les promesses tenues. Comme prévu, le débat vole haut. Mais on n'a pas encore touché le fond ...


Car viennent maintenant les dépenses personnelles du président. Que les opposants s'inquiètent des finances de la France est une bonne chose, mais peut-être faudrait-il songer à consulter, tant la paranoïa s'installe. Peut-être est-ce parce qu'il y a peu à reprocher sur le plan politique à notre Président qu'ils l'attaquent sur un plan plus personnel.


La critique du jour, c'est, comme après son élection, la question de ses dépenses de vacances. Il dit, les deux fois, avoir été invité. Présomption d'innocence oblige, il n'y a pas de raison de douter de sa parole. Mais voilà qu'on lui reproche également d'avoir des amis (citation d'un article de LCI) :


le Parti socialiste a ironisé, après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, sur le nombre d'"amis généreux" que compte le président de la République. Il "a le droit d'avoir les amis qu'il veut", a déclaré Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS chargé de l'Egalité. "Il a beaucoup d'amis particulièrement généreux." Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître lundi, le député socialiste européen Pierre Moscovici constate "qu'après sa première escapade à Malte, Nicolas Sarkozy aime bien les destinations lointaines et coûteuses. (...) On a compris qu'il avait un rapport décomplexé à l'argent. Chacun appréciera".

Avouons que nous touchons le ridicule. S'il était depuis quelques temps un crime d'être "riche" (notez les guillemets), car on l'est forcément par malice ou du fait de manoeuvres peu avouables, il va maintenant être interdit d'avoir des amis, en particulier s'ils sont fortunés. Car il est bien connu que les industriels ne s'adressent qu'à des gens de droite, même quand c'est la gauche qui est au gouvernement. Soyons serieux. Je ne crois pas avoir jamais entendu plus stupide critique, tous partis confondus.


On rappellera, à toutes fins utiles, que lors du scandale du "parachute doré" du PDG d'EADS, Mme Royal exigeait la transparence des revenus des grands patrons d'entreprises dont l'Etat est actionnaire ... tout en refusant de répondre à la question de ses propres revenus et impôts, ce qui laisse largement supposer qu'ils en payent beaucoup (et il est officiel qu'ils sont assujétis à l'ISF ...). Quand on se souvient que son compagnon de l'époque considérait comme "riche" les personnes touchant plus de 4 000€ par mois, leur reprochant presque de gagner cet argent, on se permettra de juger de la cohérence du discours au sein du PS.


Bref, le temps passe, et le débat coule et atteind des profondeurs abyssales, où chaque geste est sujet à reproche ... Pour un peu, ces "éléphants" du PS, à qui un peu de sport de ferait pas de mal, critiqueraient le jogging présidentiel ... Mais au fait, ne l'ont-ils pas déjà fait ?